Restez connecté !

Effet rétro

Flashback 2022 : quand Frances Tiafoe a réinventé le rêve américain à l’US Open en battant Rafa Nadal

Tiafoe US Open
Source image : Eurosport (screenshot)

La saison 2022 est maintenant derrière nous. Elle nous aura remplis de joie, d’adrénaline, d’excitation même, mais également de profonde tristesse. Des matchs renversants complètement fous, des Grands Chelems gagnés sur une patte, des records battus à la pelle, mais aussi de nombreux départs. Une ère est en train de se tourner. Pour se remettre tout ça en tête, Jeu Blanc vous propose une série de 50 articles en guise de memento. 

La tornade américaine

C’est l’histoire d’un gamin du pays, qui vient (re)bousculer l’establishment du tennis outre-Atlantique. Le premier Américain à se hisser en quart de finale de l’US Open depuis 2006 et un certain Andy Roddick. Frances Tiafoe a sonné la révolte du tennis US masculin, reconquête dont les jalons avaient été posés l’hiver dernier. Tommy Paul à Stockholm fin 2021, Taylor Fritz contre Nadal à Indian Wells en février. Et derrière eux, en embuscade “les fils de…” Sebastian Korda et Brandon Holt se tiennent fin prêts. Mais le fer de lance de ce renouveau, c’est bien Big Foe.

 Il aura fallu attendre la deuxième partie de saison pour que Tiafoe fasse parler de lui. Après le premier tour, il le dit discrètement mais avec un certain aplomb qui fait mouche : 

“Tout le monde est battable. Même les meilleurs gars en haut du classement. Je n’en suis pas encore là. Si vous me demandez, je suis toujours ce trublion, mais qui peut faire quelque chose d’incroyable. Et j’aime bien le fait que je ne sois pas sur le devant de la scène, parce que vous savez, laissez ces gars-là haut gérer la pression. Je suis un peu le mec sur le Court 17 qui obtient des victoires culottées.” 

Avantage Big Foe

Et c’est exactement ce qu’il se passe sur le Arthur Ashe ce soir du lundi 5 septembre face à Nadal, certes émoussé par les pépins physiques et la tête un peu ailleurs. Mais on connaît les capacités du numéro 2 mondial, surtout en Grand Chelem. S’il ne s’était pas senti capable d’être compétitif, Rafa serait resté chez lui au chaud avec sa femme et une sangria pour rester dans les clichés.  

Il a fallu un Tiafoe dantesque pour faire exploser le revenant de Manacor qui espérait soulever un 23e trophée du Grand Chelem. Intraitable au premier set, il le remporte avec la manière, 6/4. Big Foe fait jubiler le public presque tout acquis à sa cause. La réponse de l’Espagnol ne se fait pas attendre. Il remporte la deuxième manche sur le même score. Dans un match de tous les possibles, l’Américain ne tremble pas. Il enfonce le clou, sachant parfaitement de quoi est capable Rafa, dans les bons comme les mauvais jours.  Nadal a beau être mené 2 sets à 1 personne ne doute qu’il est capable de revenir, surtout après l’Australie. Mais pas ce soir-là. Score final :  6/4 4/6/4 6/3. 

Après cet exploit les félicitations abondent de toutes parts. De l’ex-première Dame Michelle Obama aux plus grands du sport, tout le monde se presse pour saluer la perf’ de Big Foe. “The King” Lebron James en personne lui-même le désigne comme héritier.

Mode Terminator 

Frances Tiafoe, 24 ans est en demi-finale de son US Open où il rencontre un autre Espagnol, au compteur déchaîné, Carlos Alcaraz. Et c’est face au nouvel alien hispanique que s’arrête la course folle du natif du Maryland qui a émue tout un pays. Et pour cause, en dix jours il est devenu l’emblème du renouveau du rêve américain.

Fils d’immigrés du Sierra Leone, son père était concierge d’un centre de tennis et ça n’a pas toujours été facile. La fac ? Il n’en était évidemment pas question sans bourse sport-étude. Alors, à force de travail acharné et de nuits dans le débarras du club house, se retrouver en demies de l’US Open, face au futur numéro un mondial, c’est un sacré pied de nez à ceux qui se moquaient de lui à l’entraînement : « C’est quoi ce t-shirt Pikachu que tu portes tous les jours ? Ton gros orteil dépasse du trou de ta chaussure, achète-toi une nouvelle paire ! »

Et s’il était bien évidemment déçu de ne pas avoir pu faire déjouer le nouvel ogre espagnol, son parcours à l’US Open lui a juste donné envie de revenir encore plus fort en mode Terminator pour décrocher peut-être son premier Grand Chelem. Hasta la vista Big Foe.

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'articles dans Effet rétro