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ATP – Humbert, Müller, Monfils… Le raz-de-marée du tennis français sur le circuit

Monfils Fritz Open d'Australie
Source image : Youtube | Australian Open (screenshot)

En tant que bons Français qui aimons nous plaindre, on critique souvent nos joueurs tricolores, leur reprochant un manque cruel de résultats. Et c’est vrai que, factuellement, on attend encore la relève de Noah en Grand Chelem et de Tsonga en Masters 1000. Malgré ça, en ce début d’année 2025, nos Frenchies nous font bien kiffer et avec une densité rare.

Et si cette année c’était la bonne ? Non, on ne parle pas d’une victoire du PSG en Ligue des champions, on reste dans le tennis, mais plutôt d’un gros résultat français sur le circuit. Parce qu’actuellement le tennis français propose une énorme densité et nos joueurs nous font plaisir sur les terrains du monde entier. Cela se traduit par des chiffres qui ne mentent pas. Le premier étant qu’au 4 mars 2025, il y a 11 français dans le Top 100 : Humbert (19e), Fils (21e), Mpetshi-Perricard (30e), Monfils (42e), Müller (44e), Halys (59e), Bonzi (62e), Rinderknech (73e), Moutet (79e), Gaston (93e) et Pouille (99e). 

Si on retrace les deux premiers mois de compétitions, on retrouve chez nos Frenchies 3 titres avec Müller à Hong-Kong, Monfils à Auckland et Humbert qui est parvenu à conserver son trophée à Marseille. Alex Müller réalise également une finale au 500 de Rio où Sebastian Baez était tout simplement trop fort. Nous avons les demies de Gio à Brisbane et de Halys à Dubaï, son meilleur parcours en carrière dans un aussi gros tournoi. Et à cela, on peut rajouter les bonnes performances de Benjamin Bonzi avec son quart à Adélaïde et son 3e tour à l’Open d’Australie, ainsi que la deuxième semaine à Melbourne d’Ugo Humbert et de Gaël Monfils.

La France a également deux belles victoires sur le Top 10 avec Halys qui se paye un Rublev titré la veille à Doha. Mais surtout un Gaël Monfils énormissime qui s’est offert Taylor Fritz au 3e tour de l’Open d’Australie. 

Si on veut aller plus loin dans cette densité folle, on peut rajouter nos succès en Challenger où la France est la nation qui en a gagné le plus avec 7 au compteur : Gueymard Wayenburg à Quimper, Blanchet à Coblence, Bouquier à Lille, Jacquet à Chennai et New Delhi, Blancaneaux à Brazzaville et Royer à Kigali. Sans oublier les finales de Herbert à Quimper, Barrère à Bangkok, Pouille à Lille qui abandonne après une terrible blessure au tendon d’Achille et Hemery à Brazzaville.

Bref, la France brille sur le circuit. Mais, on ne peut s’empêcher d’en vouloir plus.

ATP : 2025, enfin l’année d’un gros succès français ?

Avec tous ces joueurs et ces performances de haut niveau, on s’autorise à rêver plus haut. Désormais, on souhaite une victoire majeure en Masters 1000 et en Grand Chelem. Bon, on va se calmer deux petites secondes, pour le Grand Chelem, la mission semble impossible tant le duo Sinner/Alcaraz parait infranchissable actuellement. Sans compter qu’en cas de contre performance, des joueurs comme Zverev ou Djokovic semblent plus aptes à prendre un 1er ou un 25e Majeur que nos Français. Par contre en ce qui concerne un Masters 1000, là on peut clairement avoir de l’ambition.

Sur dur indoor français, Ugo Humbert semble invincible, ce qui nous laisse envisager une possible victoire à Paris La Défense en novembre. L’année dernière, il est allé jusqu’en finale où il est tombé sur l’os Zverev qui ne lui a rien laissé. Mais, il a prouvé qu’il pouvait prétendre à un tel titre. Sur cette même surface, Mpetshi-Perricard a une vraie carte à jouer avec son service supersonique. L’expérience va peut-être lui manquer dans de tels rendez-vous, mais les capacités techniques sont déjà là.

La dernière chance crédible française reste Arthur Fils dont on attend encore beaucoup en Masters 1000 et Grand Chelem. Certes, son début de saison n’est pas des plus flamboyants, mais on sait que sur dur ou terre battue il peut répondre présent.

L’émulation française continue de bien se porter sur le circuit. Reste à confirmer et ce dès ce mois de mars où les deux rendez-vous d’Indian Wells et Miami seront de véritables opportunités pour nos Frenchies de prouver leur valeur.

Auguste Amar

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